Logo Singa
  • À Propos
    • Qui sommes-nous ?
    • Expert·es sans frontières
    • Espace presse
    On a besoin de vous
    Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
    Je fais un don ❤️
  • SINGA dans le monde
    • allemagne

      Berlin Stuttgart
    • belgique

      Bruxelles
    • canada

      Montréal
    • espagne

      Barcelone
    • france

      BordeauxLilleLyonMarseilleNantesParisStrasbourgToulouse
    • luxembourg

      Luxembourg
    • suisse

      Genève Zurich
    On a besoin de vous
    Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
    Je fais un don ❤️
  • Entrepreneuriat
    • Je souhaite développer mon projet
    • Je souhaite accompagner un projet
    • Découvrir tous les projets
    On a besoin de vous
    Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
    Je fais un don ❤️
  • Rencontres interculturelles
    • Activités partagées
    • Hébergement citoyen
    On a besoin de vous
    Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
    Je fais un don ❤️
  • Se former et s’informer
    • Conseil et partenariats
    • Actus SINGA
    On a besoin de vous
    Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
    Je fais un don ❤️
Nous soutenir
Logo Singa
  • À Propos
    Nous soutenir
    • Qui sommes-nous ?
    • Expert·es sans frontières
    • Espace presse
  • SINGA dans le monde
    • allemagne

      Berlin Stuttgart
    • belgique

      Bruxelles
    • canada

      Montréal
    • espagne

      Barcelone
    • france

      BordeauxLilleLyonMarseilleNantesParisStrasbourgToulouse
    • luxembourg

      Luxembourg
    • suisse

      Genève Zurich
  • Entrepreneuriat
    • Je souhaite développer mon projet
    • Je souhaite accompagner un projet
    • Découvrir tous les projets
  • Rencontres interculturelles
    • Activités partagées
    • Hébergement citoyen
  • Se former et s’informer
    • Conseil et partenariats
    • Actus SINGA
On a besoin de vous
Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
Je fais un don ❤️
← revenir aux actus
Apprentissage | 22 Sep. 2026

À Mayotte, regarder la migration depuis l’intérieur

Partager
Lien copié

Le 21 août, Édouard Philippe choisit l’archipel de Mayotte pour lancer sa campagne pour 2027 : le candidat Horizons y annonce vouloir « fermer les vannes de l’immigration », avec la suspension pendant tout un quinquennat du droit d’asile, du droit du sol et du regroupement familial, ainsi que la création d’un « centre de retour » en Afrique de l’Est. 

Cinq jours plus tard, le 26 août, c’est au tour de Sébastien Lecornu de se rendre à Mayotte, un an après le lancement du plan quinquennal de refondation de Mayotte. Entouré de six ministres, le Premier ministre préside à la base navale de Dzaoudzi une réunion de l’état-major chargé de la lutte contre l’immigration clandestine, et annonce une « militarisation » du dispositif : drones, ballons captifs, navires intercepteurs (leur nombre doit passer de neuf à treize d’ici 2028), avec l’objectif affiché de « faire disparaître les angles morts autour de l’île ». Sur le terrain civil, il fixe aussi un cap : dépasser les 16 500 éloignements déjà réalisés depuis le début de l’année.

Deux déplacements, à quelques jours d’écart, avec l’immigration comme grille de lecture quasi unique de Mayotte dans le débat national.

Mais que cela raconte-t-il de Mayotte?

Depuis l’Hexagone, on dit de Mayotte qu’elle est un département confronté à la pauvreté et à des difficultés structurelles majeures. Que c’est une île aux paysages exceptionnels, d’ailleurs souvent réduite à son lagon et à ses eaux turquoise. Mais surtout, on parle d’elle comme d’un territoire où l’immigration est devenue le principal sujet de discussion.

Entre ces trois images, une réalité bien plus complexe existe. 

Celle des femmes et des hommes qui, chaque jour, font avec une réalité parfois difficile : l’accès à l’eau, le logement, les infrastructures, les embouteillages, l’insalubrité, la précarité, la charge mentale, l’accès aux droits ou encore l’accès aux services essentiels.

Et dans cette réalité quotidienne, une chose nous semble essentielle : les difficultés du territoire ne s’arrêtent pas à la frontière entre « celles et ceux qui sont d’ici » et « celles et ceux qui viennent d’ailleurs ».

Elles concernent, à des degrés différents, toutes les personnes qui vivent à Mayotte.

Une histoire de migration

Parler de migration à Mayotte, c’est aussi parler de l’histoire même du territoire. La population mahoraise est le fruit de plusieurs siècles de circulations, de rencontres et de brassages.

Des populations venues d’Afrique, de Madagascar, du monde arabe et de l’espace swahili ont contribué à façonner l’identité de l’île.

Cette histoire se lit encore aujourd’hui dans les langues que l’on entend dans les rues, dans les prénoms, dans les pratiques culturelles, dans les croyances, mais aussi autour d’une table.

Le plurilinguisme de Mayotte raconte une histoire. La cuisine aussi. Les produits locaux, les épices, les techniques culinaires et les traditions témoignent de ces circulations anciennes entre Mayotte, les Comores, Madagascar, l’Afrique continentale et le monde arabo-musulman.

La migration n’est donc pas une réalité apparue récemment à Mayotte. Elle fait partie de l’histoire du territoire.

Aujourd’hui cette histoire se perpétue : de nouvelles personnes arrivent, Érythréennes, Somaliennes, Afghanes, Éthiopiennes, Burundaises, Congolaises, Tanzaniennes… Elles arrivent avec leur histoire, leur langue, leurs compétences, leurs espoirs et parfois des parcours d’exil particulièrement difficiles.

Aujourd’hui, la discussion politique se résume à répondre à deux questions : “comment expulser, comment empêcher l’arrivée sur le territoire?”

La question est rarement : « Comment accueillir ces personnes ? »

Ou :

Comment leur permettre de trouver leur place et d’offrir le meilleur d’elles et eux mêmes pour tirer Mayotte vers le haut?

Comment faire de leurs parcours et de leurs compétences une richesse pour Mayotte ?

Et surtout :

Comment éviter qu’une société ne s’effondre en consacrant toutes ses ressources à exclure plutôt qu’inclure.

Il s’agit de créer suffisamment d’espaces pour que les uns puissent rencontrer les autres, apprendre les uns des autres et construire ensemble.

Une activité culturelle.
Un repas partagé.
Un projet entrepreneurial.
Une rencontre sportive.
Un atelier.
Une conversation autour d’une langue.
Une initiative citoyenne.

Ce sont parfois de petites rencontres qui permettent de changer un regard.

Et lorsque ces rencontres se multiplient, elles peuvent produire quelque chose de plus grand : un mouvement collectif.

L’actualité SINGA

Apprentissage | 27 Août 2026

Ceuta : comprendre ce qui s’est passé et ce que cela révèle

Atelier | 04 Août 2026

Trois recettes estivales du livre “A la table du monde” de SINGA Marseille à découvrir

Appel à projet | 23 Jui. 2026

Cet été, retrouvons-nous partout dans le réseau SINGA

Toute l’actualité
Nous soutenir

On a besoin de vous

Vous souhaitez soutenir Singa et toutes ses initiatives ?
faire un don à singa ❤️
Logo Singa
Nous suivre sur Facebook , LinkedIn , Instagram , YouTube et TikTok
Nous contacter
S’inscrire gratuitement à notre newsletter
Adresse e-mail
  • Offres d'emploi
  • Mentions légales