Du 28 au 30 mars 2026, SINGA participait à ChangeNOW au Grand Palais, l’un des plus grands sommets internationaux dédiés aux solutions pour la planète et la société. Pendant trois jours, les équipes du réseau ont porté une même idée : face aux crises climatiques, sociales et démocratiques, l’inclusion ne peut plus être pensée comme un sujet périphérique, mais comme une condition essentielle des transformations à venir.
Le 30 mars, Hanieh Hadizadeh, co-directrice de SINGA Paris, participait à la table ronde “Rethinking Refugee Inclusion”.
Au cœur des échanges : le décalage croissant entre les réalités documentées sur les migrations et les récits dominants qui continuent de structurer le débat public.
Alors que plus de 117 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées dans le monde, les discussions ont rappelé plusieurs constats essentiels :
Surtout, les intervenant·es ont insisté sur une idée centrale pour SINGA : l’inclusion ne peut exister sans relations humaines concrètes.
Créer du lien, favoriser les rencontres, permettre à des personnes qui ne se seraient jamais croisées de construire des espaces communs : ce travail invisible est pourtant au cœur des dynamiques d’inclusion durables.
La question de l’impact économique et de l’accès aux opportunités était également au centre des discussions lors de la soirée Impact 40/120.
À cette occasion, Benoît Hamon, Directeur Général de SINGA Global, intervenait dans une table ronde organisée par Les Échos autour d’une question provocatrice : “Do we really want French impact unicorns?”
Au-delà des enjeux de croissance ou de performance, les échanges ont rapidement déplacé le débat vers une interrogation plus profonde : qui bénéficie réellement des transformations économiques et de l’innovation ?
Car derrière les promesses de “l’économie à impact”, une question demeure souvent absente : qui a accès aux ressources, aux réseaux, aux financements et à la visibilité nécessaires pour entreprendre ?
Pour SINGA, intégrer les enjeux d’inclusion dans ces espaces économiques n’est pas un supplément d’âme. C’est une condition indispensable pour construire des modèles réellement durables et représentatifs des sociétés contemporaines.
Autre temps fort du sommet : l’atelier co-animé par Guillaume Capelle, cofondateur de SINGA, et Annemiek Dresen, fondatrice de l’organisation néerlandaise NewBees.
À travers un exercice interactif basé sur des choix rapides (“cliquer ou scroller”) les participant·es étaient invité·es à prendre conscience des biais qui traversent les médias, les représentations collectives et parfois même les acteur·rices engagé·es sur ces sujets.
L’objectif n’était pas de désigner des coupables, mais de rappeler que les récits sur les migrations sont produits collectivement, et que chacun·e peut jouer un rôle dans leur transformation.
L’atelier a également permis de croiser les approches françaises et néerlandaises autour de l’inclusion des personnes nouvelles arrivantes, dans une perspective européenne davantage fondée sur la coopération que sur la peur.
Pendant toute la durée du sommet, SINGA Deutschland tenait également un stand animé par l’équipe berlinoise : Sen Zhan, Ramona Hinkelmann et Izabella Neves de Morais.
Plus qu’un espace de visibilité, ce stand est devenu un lieu de rencontres et de discussions avec de nombreux partenaires européens, incubateurs, fondations et acteur·rices de l’innovation sociale.
Les échanges ont notamment porté sur les programmes entrepreneuriaux développés par SINGA auprès des personnes nouvelles arrivantes et sur la manière dont les expériences migratoires peuvent devenir des leviers d’innovation sociale, économique et environnementale.
Voir des milliers de personnes issues du monde associatif, de la finance, des startups, de la politique ou de l’activisme réunies au Grand Palais pour imaginer des solutions donne de l’espoir. » Guillaume Capelle, co-fondateur de SINGA