Le 10 février 2026, SINGA Toulouse présentait le documentaire Les Liens de la Migration lors d’une soirée mêlant projection, débat et rencontre. Plus qu’un film, cette initiative proposait de repenser l’accueil non comme une simple question d’hébergement ou de gestion, mais comme une relation qui transforme les personnes et les territoires.
Le 10 février dernier, SINGA Toulouse organisait une soirée autour de la projection du documentaire Les Liens de la Migration. À travers cette projection, l’équipe de SINGA Toulouse souhaitait ouvrir un espace de réflexion collective autour d’une question souvent simplifiée dans le débat public : qu’est-ce qu’accueillir signifie réellement ?
Le documentaire Les Liens de la Migration a été co-créé lors de cinq ateliers réunissant personnes locales, personnes réfugiées et demandeuses d’asile vivant à Toulouse. Ensemble, les participant·es ont partagé leurs histoires d’amitié, d’entraide, de solitude parfois, mais aussi de reconstruction et de transformation mutuelle.
Le film donne à voir des trajectoires où l’inclusion ne passe pas uniquement par les dispositifs administratifs ou institutionnels, mais aussi par des rencontres concrètes du quotidien.
Comme le raconte Mustafa dans le documentaire :
« Quand je suis arrivé ici, j’étais dans la rue. C’est Nadine, la présidente de SINGA Toulouse, qui m’a parlé de SINGA. Grâce à elle, j’ai rencontré plein de gens. Et aujourd’hui, je travaille avec le directeur que j’ai rencontré là et j’ai trouvé des amis. »
La soirée s’est poursuivie autour d’un moment convivial, fidèle à l’approche développée par SINGA Toulouse depuis sa création : prolonger les discussions par la rencontre elle-même.
Car au cœur du projet porté par SINGA, il y a une conviction simple : les liens ne se décrètent pas. Ils se construisent dans des espaces concrets où des personnes aux parcours différents peuvent réellement se rencontrer.
Depuis sa création, SINGA Toulouse a réuni plus de 200 personnes locales et nouvelles arrivantes autour d’activités interculturelles. Plus de 30 nationalités sont représentées au sein de la communauté, qui rassemble aujourd’hui plus de 300 membres.
Au-delà des chiffres, ces initiatives traduisent surtout une méthode : créer des situations où les relations peuvent émerger sans assigner les personnes à des rôles figés d’“aidant” ou “aidé”.
Avec Les Liens de la Migration, SINGA Toulouse poursuit un travail engagé depuis plusieurs années : créer des récits capables de montrer les migrations autrement.
Ce documentaire montre ce qui devient possible lorsque les trajectoires cessent d’être parallèles pour commencer à s’entremêler.
